Mon histoire, mon envie

Je suis Carine Sevestre.
Originaire de Normandie et maintenant heureuse habitante du Bugey.
Historienne et archéologue de formation initiale, je suis diplômée de l’Université d’Aix-en-Provence, et titulaire d’une Maîtrise en Histoire des Techniques (1999), avec une spécialisation en bâtiments hydrauliques tels que moulins, scieries, foulons...
Ma carrière professionnelle s’est déroulée en milieu scolaire, puis universitaire, avec une mission d’appui aux enseignants et aux chercheurs de plusieurs établissements d’enseignement supérieur et de laboratoires de recherche lyonnais.

Pourquoi et comment cette nouvelle activité ?

Après 2 décennies de carrière professionnelle dans l’administration universitaire, une prise de conscience lors de(s) période(s) de confinement(s) dû au Covid, et la perspective que j’avais encore suffisamment d’années de vie professionnelle devant moi , le moment était enfin arrivé pour moi de rêver ma vie autrement, de bousculer mes habitudes, d’oser rêver une nouvelle aventure.

Il était dorénavant essentiel pour moi de (re)trouver du sens dans ce que je faisais, dans une activité de terrain, en extérieur, en lien avec mes passions pour le patrimoine, la nature et les plantes sauvages comestibles, et dans une activité professionnelle indépendante et à mon image.

Installée depuis 25 ans dans la région lyonnaise, et à Ambérieu-en-Bugey depuis 20 ans, mon environnement immédiat de collines, de prés, de forêts, de rivières et de cascades se prête à l’envie de découverte et à la curiosité.

Au fil des ans et de la pratique émerge l’idée (la « pousse » du projet), et sa finalité, à fleurs de « papilles ».

Le lien entre l’homme et son milieu naturel

Pendant cette réflexion, j’ai compris que le lien entre l’homme et son milieu naturel m’a toujours intéressé et attiré.

De par ma formation d’historienne, je suis très sensible à la (re)découverte des savoirs et des savoir-faire des générations qui nous ont précédés et à l’importance de la transmission inter-générationnelle.

Mon mémoire de Maîtrise d’Histoire portait sur le patrimoine industriel hydraulique, moulins et scieries.

J’y ai étudié les bâtiments, appris les techniques mises en œuvre pour exploiter le milieu naturel (force motrice de l’eau, céréales et oléagineux pour les moulins, bois pour les scieries). J’ai rencontré d’anciens meuniers et scieurs qui m’ont raconté leur histoire et transmis leur passion, m’ont expliqué leur quotidien, leur travail, leurs gestes .

Ils ont aussi partagé avec moi leurs coins à morilles, le génépi fait maison, les tisanes de coucou, les crouzets plissés (pâtes fraiches maison), et les tourtes aux herbes sauvages, tout un patrimoine de savoirs locaux et de pratiques du quotidien.

Après un stage en 2017 avec Caroline Calendula de « L’aventure au coin du bois  » sur les plantes sauvages comestibles et médicinales, j’ai compris qu’une nouvelle porte s’ouvrait pour moi car cela a changé/affiné ma perception de ce qui m’entoure, et je ne peux plus faire une balade (même en ville) sans regarder ce qui pousse par terre.

Cela ne m’a plus quitté depuis… et fait partie intégrante de moi et de ma vie.

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Je me rappelle un déjeuner en commun (oui, c’était une pratique courante avant le Covid ) à mon travail, où chacun apportait un plat de sa confection. On mettait tout au milieu de la table et toute l’équipe goûtait ce que tout le monde avait préparé (convivialité et générosité assurées !). Juste après mon stage avec Caroline, j’avais fait une tourte aux herbes sauvages. Mon directeur, méfiant et sceptique, n’a pas voulu y goûter. Qu’à cela ne tienne, à chaque déjeuner en commun, j’apportais un nouveau plat. Il a enfin testé, et apprécié (j’imagine) car les fois suivantes, sa question était invariablement « Alors Carine, que vas-tu nous préparer la prochaine fois ? ». Voilà une phrase qui m’a fait plaisir !

Mon but était atteint : faire découvrir, faire apprivoiser le concept, développer la curiosité et l’envie, et faire aimer les plantes sauvages.

Intérêt intellectuel qui a trouvé son complément avec un besoin personnel de retour au(x) simple(s), à l’essentiel, et de re-connexion à la nature.

Une démarche sérieuse et professionnelle

J’ai donc souhaité pousser encore davantage mes connaissances sur ce thème, et acquérir une base solide pour pouvoir mener à terme un projet professionnel viable.

J’ai repris des études en ethno-botanique, suivi et validé en 2024 la formation délivrée par François Couplan en 2024, écumé les bibliothèques du laboratoire de biologie végétale de l’ENS de Lyon et de la Part-Dieu, rencontré et échangé avec des professionnels, suivi les MOOC* de botanique Tela Botanica… bref, une petite révolution personnelle et intellectuelle pour préparer ce nouveau départ.

Dans un souci constant d’approfondir mes connaissances, d’évoluer dans mes compétences et de pouvoir vous offrir toujours de nouvelles activités, je compte poursuivre cette démarche de formation ou de stages, au fil de l’eau.

Ce qui m’anime :

  • l’envie : l’envie que ma vie ait du sens, d’être utile, de transmettre
  • la curiosité : comprendre, s’intéresser, s’ouvrir à de nouvelles perspectives, se nourrir de nouvelles connaissances, avoir une vision globale de la vie
  • la nature : synonyme de bien-être, d’équilibre, de rechargement des batteries, de paix, de silence, d’émerveillement, de beauté
  • la liberté : de faire, de penser, de vivre comme on l’entend
  • la création : oser une nouvelle aventure, s’adapter aux besoins, imaginer et proposer de nouvelles activités…

Mes valeurs :

  • le respect : de soi, des autres personnes, de ce qui nous entoure, du travail bien fait
  • la générosité, le partage : que ce soit dans la relation aux autres, dans la transmission de mes connaissances ou dans ma cuisine
  • le sens du service aux autres, du collectif
  • le sens de ce que je fais, la persuasion que mon activité a son utilité, servir une cause, un projet, le défendre
  • la responsabilité, le sérieux et la confiance

  Formation plantes sauvages Collège pratique d'Ethnobotanique François Couplan  Ethnobotanique formation module Tela Botanica

* L’acronyme MOOC signifie « Massive Open Online Course », c’est-à-dire en français « cours en ligne ouverts et massifs ».